La guerre d’Ukraine devait durer initialement trois ou quatre jours. Elle dure depuis plus de quatre ans. La guerre d’Iran devait durer initialement trois ou quatre semaines. Elle dure depuis bientôt quatre mois. Certes, ces guerres où de grandes puissances guerroient contre de «petits» ennemis auraient pu connaître des issues plus rapides sans les implications de multiples cobelligérants. Dans le cas de la Russie contre l’Ukraine, cette dernière est ouvertement soutenue par l’OTAN. Dans le cas des États-Unis contre l’Iran, ce dernier est discrètement soutenu par l’OCS. Avec une différence de taille: l’Ukraine n’est pas membre de l’OTAN, l’Iran est membre de l’OCS. Et avec un point commun, de taille également: ces deux guerres ont lieu sur fond de rivalités énergétiques mondiales. Avec la guerre d’Iran, les conséquences sur l’économie sont mondiales elles aussi. En fonction de l’entrebâillement du détroit d’Ormuz, les bourses s’affolent à peu près quotidiennement et les prix de l’essence battent des records. D’après le géant pétrolier saoudien Aramco, même si le détroit d’Ormuz devait rouvrir du jour au lendemain, le monde est entré dans la pire crise pétrolière de son histoire. Or malgré le déploiement de l’armada américaine, l’Iran cadenasse le détroit plus que jamais. Il en résulte, en Europe comme ailleurs, une inflation dans les prix de l’alimentation, des matières premières et, bien sûr, de l’énergie. Et c’est n’est pas près de s’arranger. En cette ère caractérisée par une accélération inédite de l’Histoire, nous disposons d’un précédent permettant de prédire la suite. Quand la guerre d’Ukraine débuta le 24 février 2022, le coup de massue sur les prix des factures de gaz, d’électricité et de mazout ne se fit pas ressentir d’emblée. C’est au début de l’automne, quand il fallut rallumer les diverses machines après la trêve estivale, qu’on se rendit compte que les prix avaient doublé, triplé, voire quadruplé. On peut s’attendre à un élargissement comparable, et peut-être pire encore, à l’automne prochain. Quant au prix du baril de pétrole, celui-ci a atteint les 120 dollars et il poursuit sa hausse, à un rythme qui pourrait atteindre les 150 dollars à l’automne, voire même les 200 dollars d’après les Iraniens si la guerre s’allonge encore. Face à ce constat, que fait l’Union Européenne? Elle continue sur sa lancée de sanctions internationales contre son intérêt et de diminution globale de son budget.
«Il reviendra z’ à Pâques
Mironton, mironton, mirontaine
Il reviendra z’ à Pâques
Ou à la Trinité
Ou à la Trinité
La Trinité se passe
Mironton, mironton, mirontaine
La Trinité se passe
Malbrough ne revient pas
Malbrough ne revient pas»Anonyme, Malbrough s’en va-t-en guerre
Après la dette et la croissance atone, la récession semble inévitable en Occident. Avec à sa suite la pénurie? Les guerres en cours peuvent y conduire, sur les plans à la fois énergétique et alimentaire.
Guerre des prix et prix des guerres
en long et en large
[…]
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